Aujourd’hui, les forêts sont au centre de nombreux enjeux : adaptation au changement climatique, préservation de la biodiversité, services écosystémiques ou encore production de bois. Pourtant, avant d’aborder ces défis majeurs, il est essentiel de revenir à la base du métier de forestier : la sylviculture, véritable socle des formations forestières proposées par l’ISETA-ECA.
Gérer une forêt, c’est avant tout savoir jouer avec la lumière et l’ombre pour favoriser le développement de tiges de qualité. La forêt est ainsi pensée comme un écosystème vivant, complexe et résilient, où la production de bois n’est pas une finalité, mais la conséquence d’un équilibre durable entre biodiversité, qualité des peuplements et gestion raisonnée.
C’est dans cette logique que les apprenants du BTSA Gestion Forestière (2ᵉ année) et les étudiants de la licence professionnelle Monts et Forêts ont participé à une sortie pédagogique en forêt communale de Sault-Brenaz, sur le territoire de Souclin, dans l’Ain.
Cette immersion professionnelle leur a permis de rencontrer Emmanuel Guerraz, technicien forestier pendant 30 ans sur le secteur, aujourd’hui retraité mais toujours référent régional de l’association Pro Silva. Nicolas Bez, animateur sylvicole à l’ONF (Agence Ain Loire Rhône), était également présent pour accompagner et enrichir cette journée de formation sur le terrain.
Comme le dit l’adage, l’exemple vaut mieux que la leçon. Les étudiants ont ainsi observé des peuplements forestiers gérés avec un objectif permanent d’amélioration, de diversification et de recherche de qualité. Cette journée a été marquée par la fierté d’un technicien présentant le fruit de trente années de travail : une forêt structurée, équilibrée et pérenne.
La gestion forestière durable prend ici tout son sens. Elle se mesure autant à ce que l’on récolte qu’à ce que l’on laisse. Les arbres d’avenir côtoient les dendromicrohabitats conservés, les peuplements présentent un équilibre entre les classes d’âges et le couvert forestier reste continu. Cette sylviculture permet également de valoriser des usages exigeants du bois, comme le déroulage ou le tranchage du hêtre, tout en conservant une forêt esthétique et résiliente.
Pour les apprenants, cette journée de terrain a confirmé que la sylviculture doit rester au cœur du métier de forestier et des formations proposées par l’ISETA-ECA, établissement de référence en formation forestière près d’Annecy.
Elle repose notamment sur :
En conclusion, travail pour l’avenir, diversité et qualité sont trois piliers indispensables autour desquels la forêt doit être façonnée. Cette sortie pédagogique a mis en lumière la passion, la technicité et les questionnements qui animent les professionnels de la filière forestière.
Elle a également renforcé la confiance des étudiants dans la capacité de la nature à répondre positivement à une gestion respectueuse et réfléchie. Enfin, cette immersion a donné envie d’être forestier et a démontré qu’en une vie professionnelle, il est possible de construire de belles forêts, à condition de placer la sylviculture au cœur de ses pratiques et de ses convictions.